Au cœur de la crise sociosanitaire, les réseaux sociaux s’en donnent à cœur joie. Bien implantés dans notre société, ils mettent en lumière, comme jamais auparavant, la solidarité d’une communauté ainsi que des initiatives assez extraordinaires. Grâce à Facebook, les prestations artistiques de tout genre font maintenant partie de notre quotidien. Il est maintenant possible d’avoir virtuellement accès à des visites de musées, à des concerts de l’orchestre symphonique de Montréal, etc. Grâce à Facebook, nous pouvons même participer à une méditation, à un cours de yoga ou de zumba en ligne. Et que dire de tous ces messages d’espoir portés par des enseignants, des artistes, des entrepreneurs, et autres. Impressionnant toute cette créativité pour démontrer notre solidarité. Juste wow! Merci pour cette offre exceptionnelle.

Mais qu’en est-il de tous ces gens, pour la plupart âgés, qui n’ont pas accès à Internet et aux réseaux sociaux. Non pas je veuille faire de l’âgisme, mais c’est tout de même la réalité. On parle de distanciation physique, mais pour beaucoup de gens, il s’agit aussi d’une réelle distanciation sociale. C’est une réalité que nous ne pouvons ignorer. Même M. Legault nous le dit, il est capital de prendre un moment dans notre journée pour appeler un aîné, prendre de ses nouvelles. Il en va de même pour toute personne en situation de handicap, proche aidante ou vivant seule  n’ayant pas accès à tout ce réseau d’entraide virtuel.

Il n’y a pas que cela malheureusement. La réalité c’est que trop de gens ne sont plus en mesure de payer leurs comptes par un mode de paiement autre que l’argent comptant, n’ont pas la possibilité de faire certains achats disponibles en ligne uniquement, etc. Nous avons donc une responsabilité sociale envers eux. Ici, ce n’est pas de créativité dont nous devons faire preuve, mais plutôt d’humanité. Un simple coup de  fil, un soutien technique fera toute la différence et apaisera une bonne partie des inquiétudes du quotidien.

Malgré que nous souhaitions tous que cette crise soit porteuse de sens et que notre société réfléchisse autrement l’écologie, la consommation locale, il n’en demeure pas moins que le développement technologique sera amené à faire des pas de géant pour la sécurité et le mieux-être des communautés. Je suis loin d’être une pro de l’informatique, mais je me débrouille. Mais réussirais-je à maintenir le cap encore très longtemps lorsque je serai moi-même une personne aînée, moi qui me sens déjà largement dépassée? Je ne sais pas, j’aurai sans doute, un jour, besoin de votre soutien pour que je puisse, moi aussi, me sentir soutenue en période de crise.

Linda Bouchard

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