La santé du cœur et de l’esprit

On parle souvent de l’importance d’avoir et de maintenir une bonne santé mentale.  Car une bonne santé mentale permet de se sentir, de penser et d’agir de façon à apprécier la vie et à faire face aux défis qu’elle offre.

C’est pourquoi je viens aujourd’hui vous inviter à porter une attention particulière à la santé de votre cœur et à celle de votre esprit.  Non pas parce que la santé physique n’est pas importante, mais parce que la façon de l’entretenir est plus semblable pour tout le monde, plus universelle, plus connue: saine alimentation, exercice physique, équilibre entre travail et détente.  Il en va différemment en ce qui concerne nos pensées, nos activités intellectuelles, nos émotions  et les différents moyens que nous prenons pour les reconnaître, les vivre et les intégrer.

Au moment où nous traversons une crise mondiale comme celle que crée la venue dans nos vies de la COVID-19, c’est la santé de chacune et chacun qui est menacée.  Il est loin d’être facile de faire attention à soi quand il faut faire attention à tout le monde, de garder son individualité propre alors que nous devons toutes et tous porter un couvre-visage et respecter plein de consignes dictées par la Santé Publique, de garder confiance en l’avenir alors que la peur nous tenaille et, parfois même, nous paralyse et obscurcit notre jugement, de rester informé sans tomber dans la dépression et la dramatisation ou, à l’inverse, dans la négation et l’insouciance.

Non, ce n’est pas facile de prendre soin de soi dans un tel contexte.  Mais c’est encore plus important, voire nécessaire.  Notre quête de bonheur et de bien-être psychologique est en danger.  Je considère que chaque personne a la responsabilité de sa propre vie, même si sa vie est intimement liée à celle des autres et que des embûches jalonnent sa route.

Il appartient à chacune et à chacun de chercher et de trouver des moyens pour traverser la crise mondiale actuelle…  tout comme chacun des drames personnels traversés depuis leur naissance. Certains auront la chance d’avoir dans leur entourage des gens à qui parler librement de leurs pensées et de leurs émotions, sans être jugés, confrontés ou conseillés, ce qui brise la solitude et atténue la détresse.  D’autres vont utiliser l’écriture pour exprimer leur vécu avec toutes les réactions qu’il suscite, apaisant ainsi le stress, libérant de la lumière, de l’objectivité et de l’apaisement.  D’autres encore vont prendre un temps d’arrêt et de recul pour analyser, comprendre et orienter leur conduite à venir.

Je vous invite à chercher le moyen qui est le plus aidant pour vous.  «Nommer» ses émotions, ses pensées, ses doutes ou autres, est préférable au fait de les nier ou de faire comme s’ils n’existaient pas.  Le cœur et l’esprit ont besoin d’être soutenus et protégés.  De sorte que, peu importe la prison où on les conduit, ils puissent continuer à être en santé et à se sentir libres.

[Carmen Grenier, 31 août 2020]

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